Calculatrice d'impôt différé : France | ciferi
L'impôt différé en France crée une tension permanente entre deux mondes : le bilan comptable IFRS et le bilan fiscal selon le PCG (Plan Comptable...
Calcul simplifié de l'impôt sur les bénéfices différé pour les entités françaises
L'impôt différé en France crée une tension permanente entre deux mondes : le bilan comptable IFRS et le bilan fiscal selon le PCG (Plan Comptable Général). Un immeuble amortissable sur 40 ans en comptabilité peut bénéficier d'amortissements plus rapides en fiscalité. Une provision pour litiges reconnue au bilan n'est déductible fiscalement que lorsque le jugement est rendu et payé. Une location financière produit un actif droit d'utilisation (IFRS 16) sans pendant fiscal immédiat. Chacune de ces différences crée un écart temporaire : une différence temporaire taxable (créant un passif d'impôt différé) ou déductible (créant un actif d'impôt différé).
La NEP 330 exige que vous identifiiez chaque différence temporaire. La plupart des auditeurs en France se concentrent sur les plus visibles : amortissements, provisions, créances douteuses. Les régulateurs de la H3C (Haut Conseil du Commissariat aux Comptes) ont noté que les dossiers manquent fréquemment les différences temporaires sur les actifs loués en vertu d'IFRS 16 et sur les écarts d'acquisition aux regroupements d'entreprises. Cette calculatrice structure le travail : vous entrez chaque poste du bilan avec sa valeur comptable et sa base fiscale, et l'outil génère les différences temporaires, applique le taux d'impôt français correct, et produit un fichier de travail prêt pour la revue.
Comment fonctionne la calculatrice
Étape 1 : Sélectionnez votre taux d'impôt applicable
La France applique un impôt sur les sociétés (IS) à un taux de 25 % depuis 2022. Deux points s'appliquent :
La contribution sociale additionnelle de 3,3 % sur les bénéfices au-delà de 763 000 EUR augmente le taux à 28,3 % pour ces entités. La NEP 330.47 exige que vous mesuriez l'impôt différé au taux prévu lorsque la différence temporaire se dénouera. Si votre entité s'attend à rester dans la tranche des petites entreprises quand la différence se dénouera, utilisez le taux réduit (15 %). Si elle s'attend à dépasser le seuil de la contribution additionnelle, appliquez 28,3 %.
Étape 2 : Entrez les différences temporaires par catégorie
Immobilisations corporelles
Amortissement fiscal différent d'amortissement comptable : la plupart des entités françaises appliquent un amortissement linear en comptabilité (durée d'usage) mais bénéficient de systèmes d'amortissement plus rapides en fiscalité. L'amortissement dégressif (réservé aux entreprises industrielles dans certains cas) ou l'amortissement exceptionnel sur cinq ans (politique gouvernementale récurrente pour les investissements de croissance) crée une différence temporaire taxable : la base fiscale est plus basse que la valeur comptable net, générant une déduction fiscale à venir et un passif d'impôt différé.
Entrez pour chaque catégorie d'immobilisations : la valeur nette comptable (selon le PCG / IFRS) et la base fiscale (la valeur nette du point de vue fiscal, basée sur les registres d'amortissement fiscal). La calculatrice calcule la différence temporaire (valeur nette comptable moins base fiscale). Si la valeur nette comptable est 100 000 EUR et la base fiscale 70 000 EUR, la différence temporaire est 30 000 EUR. À 25 %, cela génère un passif d'impôt différé de 7 500 EUR.
Créances douteuses et provisions pour dépréciation
Une créance douteuse est reconnue en dépréciation de créances clients (dans les autres charges) mais la déduction fiscale n'intervient que lors de la dépréciation réelle ou de la radiation définitive. La provision pour dépréciation IFRS 9 crée une déductible différence temporaire.
Entrez le montant brut de la créance et la provision comptable (valeur comptable nette = créance brute moins provision). La base fiscale de la créance est le montant considéré comme irrécouvrables selon les critères fiscaux. En général, tant que le dossier de recouvrement n'a pas été clos légalement, la base fiscale = créance brute. La différence temporaire = provision comptable.
Provisions pour litiges et sinistres
Une provision pour litiges enregistrée en application de l'IAS 37 n'est déductible qu'au moment du paiement du jugement. Valeur comptable = provision IAS 37. Base fiscale = zéro (aucune déduction jusqu'au paiement). Différence temporaire déductible = provision comptable. Cela crée un actif d'impôt différé (la provision générant un avantage fiscal futur). Vous devez tester la recouvrabilité selon la NEP 330.24 : probable que des bénéfices imposables futurs suffisent à absorber cette différence.
Provisions pour garantie commerciale
Identique aux provisions pour litiges : la provision comptable génère une différence temporaire déductible si elle n'est pas encore déductible fiscalement. Pour les fabricants avec des programmes de garantie importants, cette ligne peut être matérielle.
Actifs et passifs de droits d'utilisation (IFRS 16)
C'est le point nodal qui cause le plus d'erreurs en France. L'IFRS 16 crée deux postes au bilan : un actif droit d'utilisation et un passif de location. Fiscalement, le droit d'utilisation et le passif ne reçoivent pas un traitement parallèle dans tous les régimes fiscaux. En France, le traitement dépend du type de location :
En pratique, entrez l'actif droit d'utilisation net et le passif de location net. Pour chacun, déterminez la base fiscale (habituellement zéro si la fiscalité ne reconnaît pas l'actif séparément, ou égale à la valeur comptable si le traitement fiscal est aligné). Les auditeurs de la H3C ont trouvé que les entités ne reconnaissent souvent pas de différences temporaires IFRS 16 du tout, supposant un traitement fiscal aligné sans vérifier. Vérifiez auprès du fiscaliste avant de conclure à l'absence de différence temporaire.
Écarts d'acquisition et ajustements à la juste valeur (acquisitions)
Lors d'un regroupement d'entreprises, les actifs sont ajustés à la juste valeur selon l'IFRS 3. Cette juste valeur génère une base comptable nouvelle. La base fiscale reste inchangée (la fiscalité ne reconnaît pas l'écart d'acquisition ou les ajustements de juste valeur comme des éléments revaluees en vertu de la fiscalité française). Pour les bâtiments acquis, par exemple, si la juste valeur à l'acquisition dépasse la valeur fiscale des registres antérieurs de l'acquise, une différence temporaire taxable se crée immédiatement.
Entrez pour chaque actif acquis la juste valeur à l'acquisition (base comptable) et la base fiscale (identique au coût fiscal original de l'entité acquise, à moins qu'une disposition fiscale ne la modifie). La différence génère généralement un passif d'impôt différé qui se dénouera au fil de l'amortissement comptable de la juste valeur.
Actions gratuites et plans d'épargne salariés (IFRS 2)
Une charge de rémunération IFRS 2 est comptabilisée sur la période d'acquisition, tandis que la déduction fiscale intervient souvent au moment de l'attribution ou de l'exercice de l'option. Cette désynchronisation crée une différence temporaire. Entrez le cumul de la charge IFRS 2 (valeur comptable) et la déduction fiscale cumulative à ce jour (base fiscale). La différence temporaire sera déductible (actif d'impôt différé) ou taxable (passif) selon que la charge cumulative dépasse ou non la déduction fiscale cumulative.
Étape 3 : Vérifiez l'application correcte du taux
Le taux d'impôt s'applique à la différence temporaire pour générer l'impôt différé. À 25 % (le taux standard français), une différence temporaire taxable de 100 000 EUR produit un passif d'impôt différé de 25 000 EUR. Une différence temporaire déductible de 50 000 EUR produit un actif d'impôt différé de 12 500 EUR (sous réserve que la recouvrabilité selon la NEP 330.24 soit probable).
La calculatrice applique le taux que vous entrez. Si votre entité bénéficie du taux réduit de petite entreprise ou de la contribution additionnelle, vous devez ajuster manuellement ou utiliser une approche scindée : certaines différences temporaires (ex. créances douteuses) réductibles de la tranche réduite, d'autres (ex. immobilisations) de la tranche ordinaire.
Étape 4 : Exportez le fichier de travail
La calculatrice génère un fichier synthétisant toutes les différences temporaires identifiées, le calcul de l'impôt différé par postes, la justification de chaque taux appliqué, et un tableau de rapprochement entre le solde d'impôt différé actif/passif et la présentation au bilan (selon l'IAS 1.54(n) et IAS 1.54(o)).
- Pour les petites entreprises (chiffre d'affaires inférieur à 250 000 EUR) : un taux réduit de 15 % s'applique sur la première tranche de 38 500 EUR de bénéfices. Le taux de 25 % s'applique sur l'excédent. Vous devez scinder votre calcul d'impôt différé pour refléter ces deux tranches.
- Pour les grandes entités : 25 % sur tous les bénéfices.
- Locations opérationnelles pures : pas d'actif ou de passif fiscal distinct jusqu'à ce que la location soit comptabilisée comme une vente. Le traitement IFRS 16 génère des différences temporaires.
- Locations-acquisitions ou assimilées : la fiscalité reconnaît généralement une structure économique de financement similaire à IFRS 16, et les différences temporaires diminuent ou disparaissent.
Défis spécifiques aux auditeurs en France
Incomplétion de l'identification des différences temporaires
La H3C a constaté que les dossiers de mission manquent fréquemment les différences temporaires IFRS 16 (actifs loués) et celles découlant de regroupements d'entreprises. Les causes : (1) les auditeurs supposent un traitement fiscal aligné sans vérifier, (2) les préparateurs ne consultent pas le fiscaliste avant de calculer l'impôt différé, (3) la charge de travail sur les provisions (litiges, garanties, restructurations) absorbe l'attention et les autres postes ne sont pas testés. Avant d'accepter le calcul de l'impôt différé, préparez une liste complète des éléments du bilan qui produisent des différences temporaires potentielles, puis vérifiez que votre client en a identifié au moins 80 % dans son calcul.
Taux d'impôt appliqué
Le taux français de 25 % est maintenant stable depuis 2022, mais les entités de petite taille avec un chiffre d'affaires inférieur à 250 000 EUR continuent d'appliquer le taux réduit sans adapter le taux de l'impôt différé. Si votre client s'attend à dépasser ce seuil à moyen terme, le taux à appliquer pourrait être une moyenne pondérée. Plus fréquemment, la direction applique 25 % à tous les postes sans analyser si le taux réduit s'appliquait à ce moment du dénoument de la différence temporaire.
Recouvrabilité des actifs d'impôt différé
Pour chaque actif d'impôt différé (différences déductibles), la NEP 330.24 exige une évaluation de la probabilité d'existence de bénéfices imposables futurs suffisants. Les directeurs de mission français appliquent souvent une règle de pouce : « nous avons bénéficiaire depuis trois ans, donc recouvrabilité probable ». Ce test est insuffisant. Vous devez tester le profil de dénoument de la différence (se dénouera-t-elle en deux ans ou en dix ans ?), examiner les prévisions de bénéfices de la direction pour la période de dénoument, et évaluer les risques commerciaux. Pour une provision pour litiges qui se dénouera probablement en un an (après jugement), la recouvrabilité est généralement évidente. Pour un actif sur amortissement déductible à long terme, vous avez besoin de prévisions multi-années.
Changements de taux d'impôt
Quand le gouvernement francais annonce un changement de taux d'impôt (ex. passage de 25 % à un taux supérieur ou inférieur), la NEP 330.46-47 exige de remesurer l'impôt différé à la date d'énaction substantielle de la loi nouvelle. La date d'énaction en France est la date de signature par le Président, pas la date du vote par le Parlement. Plusieurs entités françaises qui ont reçu l'annonce du taux réduit de 15 % (mars 2000) ont appliqué le nouveau taux à la date du vote par le Parlement (février 2000) au lieu de la date du vote final (signature ultérieure). Vérifiez la date d'énaction substantielle auprès du fiscaliste ou de la DGFIP avant de déterminer si un changement de taux s'applique à la date de clôture.
Inspection H3C : constats récurrents
La H3C, qui exerce l'autorité de surveillance sur le commissariat aux comptes en France, a identifié trois domaines d'erreur systématiques dans ses derniers rapports d'inspection :
Absence de différences temporaires IFRS 16. Les entités qui louent des bâtiments ou du matériel selon un contrat de location opérationnelle appliquent IFRS 16 (actif droit d'utilisation et passif de location au bilan) mais ne reconnaissent pas les différences temporaires découlant du décalage fiscal. La fiscalité française ne reconnaît pas l'actif droit d'utilisation comme une augmentation de la base d'amortissement, créant une différence temporaire taxable qui se dénouera progressivement sur la durée du contrat de location. Les entités supposent souvent que « l'IFRS 16 n'a pas d'incidence fiscale » sans vérifier.
Taux appliqué incorrect après le changement de 2022. Plusieurs entités continuaient d'appliquer le taux de 26,13 % (ancien taux) ou le taux réduit de 15 % (pour les petites entreprises) aux différences temporaires où le taux de 25 % s'appliquait. Cela s'est traduit par des erreurs matérielles sur le passif d'impôt différé.
Documentation insuffisante de la recouvrabilité. Les dossiers d'audit contenaient une conclusion de recouvrabilité de l'actif d'impôt différé sans justification : aucun document des prévisions de bénéfices examinées, aucune analyse du calendrier de dénoument de la différence. La H3C s'attend à ce que le papier de travail indique les hypothèses clés de la prévision et la période sur laquelle la différence se dénouera.
Exemple pratique : Groupe Méditerranée S.A.S.
Groupe Méditerranée est un fabricant français de mobilier extérieur basé à Marseille. Le groupe a procédé à une acquisition mineure (Designs Côtiers S.A.R.L.) et loue son principal bâiment de production.
Postes générant des différences temporaires
Immobilisations corporelles (amortissement)
Documentation : extraits du registre d'amortissement fiscal (fourni par la fiscaliste du groupe) confirmant les durées d'amortissement et les soldes au 31 décembre.
Créances douteuses
Documentation : analyse du vieillissement des créances, justification de la provision IFRS 9 par la direction, confirmation auprès du service de recouvrement que le dossier n'est pas clos (base fiscale = créance brute).
Provision pour litiges
Documentation : mémo juridique du conseil du groupe estimant la probabilité de jugement et le calendrier de dénoument. Prévisions de bénéfices pour l'exercice suivant.
Actif droit d'utilisation et passif de location (IFRS 16)
Documentation : contrat de location. Certification du fiscaliste confirant le traitement fiscal du contrat (location opérationnelle, charges déductibles annuellement, pas de reconnaissance d'un actif ou passif distinct en fiscalité).
Écart d'acquisition et ajustement à la juste valeur (acquisition Designs Côtiers S.A.R.L.)
Documentation : rapport d'évaluation de l'acquéreur établissant la juste valeur des stocks à l'acquisition. Calendrier de déstockage prévu.
Résumé du calcul
| Poste | Différence temporaire (EUR) | Type | Taux | Impôt différé (EUR) |
|---|---|---|---|---|
| Amortissement bâtiment | 300 000 | Taxable | 25 % | 75 000 (P) |
| Amortissement matériel | 250 000 | Taxable | 25 % | 62 500 (P) |
| Créances douteuses | 35 000 | Déductible | 25 % | 8 750 (A) |
| Provision pour litiges | 60 000 | Déductible | 25 % | 15 000 (A) |
| IFRS 16 droit d'utilisation | 850 000 | Taxable | 25 % | 212 500 (P) |
| Écart d'acquisition stocks | 45 000 | Taxable | 25 % | 11 250 (P) |
| Totaux | 1 535 000 | | | 376 250 (P net) |
Où (P) = passif d'impôt différé, (A) = actif d'impôt différé. Le passif net de 376 250 EUR est présenté au bilan selon l'IAS 1.54(n).
Divulgation requise selon la NEP 330.81-88
La NEP 330.81 exige une justification du taux d'impôt effectif (rapprochement entre l'impôt théorique et l'impôt reconnu). Groupe Méditerranée enregistre :
La note d'impôt doit expliquer que le taux effectif dépasse 25 % en raison d'ajustements permanents et de la charge initiale de l'impôt différé sur l'acquisition (écart d'acquisition).
- Bâtiment principal (Marseille) : valeur nette comptable 2 400 000 EUR (coût 3 000 000, amortissement linéaire 30 ans). Base fiscale 2 100 000 EUR (amortissement fiscal 25 ans, pratique courante pour les entités industrielles). Différence temporaire taxable : 300 000 EUR. Impôt différé passif : 75 000 EUR.
- Matériel de production : valeur nette comptable 1 200 000 EUR. Base fiscale 950 000 EUR (amortissement fiscal accéléré sur cinq ans sous le régime de petite et moyenne entreprise). Différence temporaire taxable : 250 000 EUR. Impôt différé passif : 62 500 EUR.
- Créances brutes clients : 450 000 EUR. Provision IFRS 9 : 35 000 EUR. Valeur nette comptable : 415 000 EUR. Base fiscale : 450 000 EUR (aucune déduction n'a été prise fiscalement ; le dossier de recouvrement est toujours en cours). Différence temporaire déductible : 35 000 EUR. Impôt différé actif : 8 750 EUR.
- Provision pour trois dossiers en cours (réclamations clients, litiges de travail) : 60 000 EUR. Base fiscale : zéro (aucune déduction tant que les jugements ne sont pas rendus). Différence temporaire déductible : 60 000 EUR. Impôt différé actif : 15 000 EUR. Évaluation de recouvrabilité : groupe prévu 3,2 M EUR de bénéfice imposable pour l'année suivante, aisément suffisant pour absorber une différence déductible de 60 000 EUR, donc recouvrabilité probable selon la NEP 330.24.
- Bâtiment loué sur 10 ans, reconnu en vertu d'IFRS 16 : actif droit d'utilisation net (bilan) 850 000 EUR, passif de location net 780 000 EUR. Base fiscale de l'actif : zéro (la fiscalité française ne reconnaît pas l'actif droit d'utilisation distinct, les charges de location restent des frais de location déductibles). Base fiscale du passif : zéro. Différence temporaire taxable sur l'actif droit d'utilisation : 850 000 EUR. Impôt différé passif : 212 500 EUR. Aucune différence sur le passif (les deux bases sont zéro).
- À l'acquisition, la juste valeur des stocks d'acquisition a été augmentée de 45 000 EUR par rapport à la valeur comptable antérieure (selon l'IFRS 3). Base comptable : 45 000 EUR de majoration. Base fiscale : zéro (la fiscalité française n'admet pas une réévaluation de stocks en acquisition en tant que différence d'acquisition). Différence temporaire taxable : 45 000 EUR (dénouement progressif au fil du déstockage et de la vente). Impôt différé passif initial : 11 250 EUR. Sur deux ans, avec déstockage régulier, cette différence se dénouera progressivement.
- Bénéfice comptable avant impôt : 4 200 000 EUR
- Impôt théorique (25 %) : 1 050 000 EUR
- Ajustements permanents (dépenses non déductibles, revenus exonérés) : +35 000 EUR
- Impôt différé : variation du passif de 376 250 EUR - solde antérieur
- Impôt effectif : 1 085 000 EUR
- Taux effectif : 25,8 %
Checklist d'audit
- Identification des différences temporaires
- Parcourez le bilan ligne par ligne. Pour chaque actif ou passif, déterminez s'il existe une différence entre sa valeur comptable et sa base fiscale.
- Mettez l'accent sur IFRS 16 (loyer opérationnel), regroupements d'entreprises (écarts et ajustements de juste valeur), provisions (litiges, garanties, restructurations), créances douteuses.
- Demandez un mémo du fiscaliste confirmant la base fiscale de chaque catégorie d'actif majeure.
- Vérification du taux
- Confirmez auprès du fiscaliste ou de la DGFIP le taux d'impôt applicable à la clôture.
- Si votre entité s'attend à dépasser un seuil (petite entreprise/contribution additionnelle), documentez l'approche retenue (taux unique, approche scindée, taux pondéré).
- Pour les changements de taux annoncés, vérifiez la date d'énaction substantielle.
- Calcul de l'impôt différé
- Testez un échantillon de calculs : différence temporaire × taux = impôt différé.
- Relevez les postes où l'impôt différé a changé materially par rapport à l'année antérieure. Enquêtez sur la cause (nouvelle différence, dénoument, changement de taux).
- Recouvrabilité des actifs d'impôt différé
- Pour chaque actif d'impôt différé, vérifiez que la direction a documenté la base de la recouvrabilité selon la NEP 330.24.
- Exigez des prévisions de bénéfices ou un historique de rentabilité récente.
- Évaluez si le calendrier de dénoument de la différence s'aligne avec le calendrier de génération des bénéfices futurs (ex. une provision pour litiges dénouée dans un an vs. un amortissement se dénouant sur 20 ans).
- Présentation et divulgation
- Vérifiez que les actifs et passifs d'impôt différé sont présentés séparément au bilan (IAS 1.54(n), (o)).
- Vérifiez que la note sur l'impôt sur les bénéfices inclut le rapprochement du taux effectif (NEP 330.81(c)).
- Pour les entités avec des actifs d'impôt différé non reconnus (ex. pertes de reports recouvrables), vérifiez la divulgation requise par la NEP 330.81(e).
Produits connexes ciferi
- Calculatrice de matérialité (NEP 320) : déterminez le seuil de matérialité pour votre mission avant de planifier les procédures analytiques.
- Outil d'évaluation des risques de fraude (NEP 240) : intégrez les risques liés à la manipulation des charges d'impôt différé (domaine de fraude fréquent).
- Cahier de travail ISAE 3402 : si vous auditez une entité qui gère le processus de calcul de l'impôt différé pour un client, documentez les risques de processus.
Questions fréquentes
Q : Comment traitez-vous l'impôt différé si votre entité a des pertes de reports ?
R : Une perte de report crée une différence temporaire déductible. Vous reconnaissez un actif d'impôt différé seulement si vous avez une « preuve convaincante » (NEP 330.35) de bénéfices futurs suffisants. Cela signifie généralement un historique de rentabilité récente, des contrats signés générant des revenus futurs certains, ou des changements commerciaux documentés qui soutiennent la probabilité. Pour les entités en démarrage ou en redressement, aucun actif ne doit être reconnu sur les pertes non dénouerées.
Q : Que se passe-t-il si le calendrier de dénoument d'une différence temporaire s'étend au-delà de la continuation normale de l'exploitation (ex. 30 ans) ?
R : Vous mesurez l'impôt différé au taux prévu à la date du dénoument. Si la loi actuelle fixe un taux pour 30 ans à partir de maintenant, ce taux s'applique. Cependant, si le dénoument dépend d'un événement incertain (ex. vente d'une filiale), vous documentez cette contingence. La NEP 330.24-31 exige une évaluation réaliste du risque.
Q : Pouvez-vous compenser les actifs et passifs d'impôt différé ?
R : Généralement, non. La NEP 330.74 permet la compensation uniquement si vous avez un droit légal d'ensemble et l'intention de régler sur une base nette. Pour une seule entité française sous un seul régime fiscal, vous pouvez généralement compenser. Pour un groupe de sociétés avec des régimes fiscaux distincts (ex. IS standard vs. régime de microentreprise), vous ne pouvez pas compenser. Consultez le fiscaliste.
Q : Un changement de taux d'IS en France affecte-t-il la comparabilité des années antérieures ?
R : Non. Chaque année, vous mesurez l'impôt différé au taux en vigueur à la clôture. Si le taux change (ex. 26,13 % à 25 % en 2022), vous remesurer le solde d'impôt différé existant et reconnaître l'impact dans le compte de résultat (ou OCI si l'impôt différé a été reconnu en OCI). Les années antérieures ne sont pas restabilisées.
Q : Comment documentez-vous le traitement fiscal du crédit d'impôt pour recherche et développement ?
R : Le crédit d'impôt R&D (CIR) en France réduit votre impôt sur les sociétés du à l'État. Si vous l'avez reçu et qu'il réduit votre charge d'IS, c'est une question de présentation IAS 12, pas de différence temporaire. Pas d'impôt différé. S'il y a un décalage (ex. vous avez engagé des dépenses R&D cette année, mais le crédit ne sera réclamé que l'année prochaine), il se manifeste dans les différences temporaires (créances d'impôt futur) et non dans l'impôt différé.
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Libellés de l'interface utilisateur
- countrySelector: Sélectionnez votre pays
- taxRateInput: Taux d'impôt sur les sociétés (%)
- assetCategoryDropdown: Catégorie d'actif
- carryingAmountField: Valeur nette comptable (EUR)
- taxBaseField: Base fiscale (EUR)
- calculateButton: Calculer l'impôt différé
- temporaryDifferenceOutput: Différence temporaire (EUR)
- deferredTaxOutput: Impôt différé (EUR)
- liabilityIndicator: Passif d'impôt différé
- assetIndicator: Actif d'impôt différé
- exportButton: Exporter le fichier de travail
- addRowButton: Ajouter un poste
- removeRowButton: Supprimer ce poste
- recoverabilityCheckbox: Évaluer la recouvrabilité (pour les actifs)
- recoverabilityDocumentation: Documenter les prévisions de bénéfices
- summaryTable: Résumé par catégorie d'actif
- balanceSheetPresentation: Présentation au bilan
- taxRateReconciliation: Rapprochement du taux effectif
- industrySelector: Sélectionnez votre secteur d'activité
- jurisdictionNote: Remarque de juridiction
- helpText: Besoin d'aide ? Consultez un fiscaliste