Calculateur de Baux IFRS 16 : Secteur Sanitaire | ciferi

Le Calculateur de Baux IFRS 16 pour le secteur sanitaire vous aide à évaluer les contrats de location selon la norme IFRS 16 Contrats de location . Cet...

Vue d'ensemble

Le Calculateur de Baux IFRS 16 pour le secteur sanitaire vous aide à évaluer les contrats de location selon la norme IFRS 16 Contrats de location. Cet outil est conçu pour les auditeurs réviseurs d'entreprises travaillant sur des engagements auprès d'entités sanitaires au Luxembourg et en Belgique francophone.
Les entités sanitaires (hôpitaux, cliniques privées, cabinets médicaux structurés en sociétés) font face à des défis spécifiques en matière de comptabilisation des baux : locations de matériel médical hautement spécialisé, contrats d'occupation d'immeubles à usage mixte (consultation/administration), et baux d'équipements diagnostiques avec clauses de maintenance intégrées.
Le calculateur fonctionne sur les principes directeurs d'IFRS 16.1–99 et utilise des paramètres d'entrée réalistes pour le secteur sanitaire.

Cas d'usage principaux

Baux d'équipements médicaux


Les appareils de diagnostic (scanners, imagerie par résonance magnétique, équipements de laboratoire) sont souvent détenus en location-financement. Le calculateur vous aide à évaluer si chaque location remplit les critères de reconnaissance en tant que passif de location et actif au titre du droit d'utilisation en vertu d'IFRS 16.3–8.
Les points de décision critiques :

Baux immobiliers : locaux médicaux


Les cliniques et hôpitaux louent fréquemment des immeubles ou des portions d'immeubles. Les locations peuvent inclure des espaces de consultation, des salles d'opération, des zones d'administration et des installations techniques. Chacune peut être un bien sous-jacent distinct ou un seul bien à évaluer.
Le calculateur aide à :

Baux à court terme et baux de faible valeur


IFRS 16.6 autorise des exemptions pour les baux à court terme (12 mois ou moins) et les baux de faible valeur (nouveau, inférieur à EUR 5 000 environ). Les entités sanitaires ont souvent des portefeuilles de baux de faible valeur (équipements de nettoyage, petit matériel, logiciels sous licence avec clause d'utilisation matérielle).
Le calculateur identifie les contrats admissibles aux exemptions et vous aide à documenter la justification.

  • Identification correcte du bien sous-jacent dans les contrats multicomposants (équipement + maintenance + support logiciel)
  • Évaluation du pouvoir de contrôle de l'entité sanitaire sur la durée du contrat
  • Distinction entre les frais de service (exclus du calcul du passif) et les composantes de location (incluses)
  • Déterminer s'il y a un seul bien sous-jacent ou plusieurs biens distincts (par étage, par fonction)
  • Calculer le passif de location pour chaque composante
  • Évaluer les indices d'actualisation appropriés au Luxembourg et en Belgique

Principes clés d'IFRS 16 pour le secteur sanitaire

Reconnaissance initiale


À la date de commencement du bail, l'entité enregistre :

Évaluation des paiements de location


Les paiements de location comprennent :
Les frais de service, les assurances et les impôts sur la propriété (normalement payés par le preneur) ne sont pas inclus dans le passif de location à moins qu'ils ne soient facturés en même temps que les loyers.

Taux d'actualisation


IFRS 16.26 exige d'actualiser à :
Ou, si ce taux n'est pas aisément déterminable :
Pour les entités sanitaires au Luxembourg, les taux de financement marginal varient selon la taille, la structure de capital et la note de crédit. Un hôpital public ou un cabinet médical structuré en S.A.R.L. peut obtenir des emprunts à 2,5 % à 4,5 % selon le marché actuel.

  • Un passif de location égal à la valeur présente des paiements de location restants, actualisée au taux d'intérêt implicite du bail (ou au taux de financement marginal de l'entité si le taux implicite n'est pas aisément déterminable)
  • Un actif au titre du droit d'utilisation égal au passif de location majoré des frais directs d'obtention du bail et des restaurations requises à la fin du contrat, diminué de tout incitatif à la location reçu
  • Les loyers fixes (ou loyers variables qui dépendent d'un indice ou d'un taux, évalués à la date de commencement)
  • Les montants payables au titre des garanties de valeur résiduelle (si l'entité a fourni une garantie)
  • Les prix d'exercice des options d'achat ou de renouvellement, si l'entité est raisonnablement certaine de les exercer
  • Les pénalités de résiliation précoce (si le bail est probablement résilié avant sa date de terme)
  • Le taux d'intérêt implicite du bail : le taux d'intérêt qui égalise la valeur présente des paiements de location et de la valeur résiduelle à la valeur juste de l'actif loué, plus les coûts directs engagés par le bailleur
  • Le taux de financement marginal du preneur : le taux d'intérêt que l'entité paierait pour emprunter sur une période comparable, dans une devise comparable, avec une garantie comparable, à la date de commencement du bail

Exemple pratique : Clinique Ardennes S.A.R.L.

Contexte : Clinique Ardennes S.A.R.L., une clinique privée basée à Esch-sur-Alzette, Luxembourg. Secteur d'activité : diagnostic et soins spécialisés.
Contrat : Clinique Ardennes signe un bail de location-financement pour un système d'imagerie par résonance magnétique (IRM).
Termes du contrat :
Étape 1 : Identification du bien sous-jacent
Documentation : L'équipement est un système d'IRM unique, identifié dans le contrat, avec spécifications techniques détaillées. La location porte sur le bien spécifique et non sur une catégorie générale d'équipements.
Le bien sous-jacent = le système d'IRM. Bien distinct, unique.
Étape 2 : Évaluation du pouvoir de contrôle
Documentation : Clinique Ardennes contrôle l'utilisation de l'IRM pendant les 5 années du bail. Elle décide des horaires d'exploitation, du nombre de procédures à effectuer, et de l'affectation des revenus générés. Le bailleur n'a aucun droit d'intervenir dans l'utilisation, sauf en cas de défaut substantiel.
Verdict : Clinique Ardennes a le pouvoir de contrôle. Le contrat est un contrat de location au sens d'IFRS 16.
Étape 3 : Détermination des paiements de location
Documentation : Les paiements de location comprennent :
Paiements de location totaux = EUR 1 110 000 + EUR 95 000 + EUR 75 000 = EUR 1 280 000
Étape 4 : Sélection du taux d'actualisation
Documentation : Le taux d'intérêt implicite du bail (3,8 % par an) est aisément déterminable à partir des conditions de marché et des termes du contrat. Clinique Ardennes utilise ce taux.
Taux d'actualisation = 3,8 % par an
Étape 5 : Calcul du passif de location initial
Valeur présente des paiements de location :
Passif de location initial = EUR 1 024 325 + EUR 77 812 + EUR 61 328 = EUR 1 163 465
Étape 6 : Calcul de l'actif au titre du droit d'utilisation
Actif au titre du droit d'utilisation = Passif de location + frais directs d'obtention − incitatifs à la location reçus
Actif au titre du droit d'utilisation initial = EUR 1 163 465 + EUR 8 500 = EUR 1 171 965
Étape 7 : Enregistrement comptable initial (1er janvier 2025)
Documentation dans le dossier d'audit :
Passif courant (12 prochains mois) : EUR 18 500 × 12 = EUR 222 000
Passif long terme : EUR 1 163 465 − EUR 222 000 = EUR 941 465
Étape 8 : Suivi ultérieur (années 1–5)
Documentation : Chaque année, Clinique Ardennes :
Exemple de décomposition du paiement du mois 1 (janvier 2025) :
Fin janvier 2025 :
Étape 9 : Divulgation
Documentation requise par IFRS 16.53–54 :
Clinique Ardennes divulgue dans l'annexe des comptes annuels.

  • Date de commencement : 1er janvier 2025
  • Durée du bail : 5 ans
  • Paiements de location mensuels : EUR 18 500
  • Prix d'exercice de l'option d'achat à la fin du contrat : EUR 95 000
  • Valeur juste de l'IRM : EUR 950 000
  • Frais de maintenance inclus dans le loyer : EUR 2 000 par mois (service du bailleur, exclu du passif de location)
  • Garantie de valeur résiduelle fournie par l'entité : EUR 75 000
  • Taux d'intérêt implicite du bail : 3,8 % par an (aisément déterminable à partir du contrat)
  • Loyer fixe : EUR 18 500 par mois × 60 mois = EUR 1 110 000
  • Frais de maintenance : EUR 2 000 par mois (service du bailleur): exclu du passif de location, comptabilisé comme charge
  • Prix d'exercice de l'option d'achat : EUR 95 000: Clinique Ardennes est raisonnablement certaine d'exercer cette option à cause du coût très inférieur à la valeur de marché estimée et de la continuation de l'utilisation clinique. Inclus.
  • Garantie de valeur résiduelle : EUR 75 000: montant que Clinique Ardennes paiera si la valeur résiduelle à la fin du bail est inférieure à cette somme. Inclus.
  • Loyers fixes : EUR 18 500 par mois pendant 60 mois, actualisés à 3,8 % par an (0,3083 % par mois)
  • Annuité ordinaire : PV = EUR 18 500 × [1 − (1 + 0,003083)^(−60)] / 0,003083 = EUR 1 024 325
  • Prix d'exercice de l'option d'achat (fin de mois 60) : EUR 95 000 / (1,038)^5 = EUR 77 812
  • Garantie de valeur résiduelle (fin de mois 60) : EUR 75 000 / (1.038)^5 = EUR 61 328
  • Passif de location : EUR 1 163 465
  • Frais directs d'obtention : EUR 8 500 (honoraires juridiques, inspections)
  • Incitatifs reçus : EUR 0
  • Débit : Actif au titre du droit d'utilisation (compte 200x Immobilisations incorporelles ou sous-compte dédié) = EUR 1 171 965
  • Crédit : Passif de location court terme (compte 500x Dettes fournisseurs / Passifs courants) = paiements dus dans les 12 mois
  • Crédit : Passif de location long terme (compte 1500–1600 Dettes long terme) = reste
  • Amortit l'actif au titre du droit d'utilisation sur la durée du bail (5 ans) = EUR 1 171 965 / 5 = EUR 234 393 par an
  • Enregistre les frais d'intérêt implicites sur le passif de location décroissant
  • Reclasse le passif long terme en courant pour la portion échéante dans 12 mois
  • Comptabilise les frais de maintenance (EUR 2 000 par mois) comme charge d'exploitation
  • Paiement total : EUR 18 500
  • Part frais de maintenance (service) : EUR 2 000 → Débit Charges d'exploitation
  • Part loyer (composante de location) : EUR 16 500
  • Intérêt implicite sur passif : EUR 1 163 465 × 3,8 % / 12 = EUR 3 688
  • Réduction du passif : EUR 16 500 − EUR 3 688 = EUR 12 812
  • Passif de location = EUR 1 163 465 − EUR 12 812 = EUR 1 150 653
  • Description du bien sous-jacent (système d'IRM)
  • Durée du bail (5 ans, pas de renouvellement optionnel)
  • Existence d'options d'achat ou de renouvellement (option d'achat à EUR 95 000)
  • Restrictions ou covenants contractuels (p. ex., entretien obligatoire par le bailleur)
  • Politiques comptables pour les baux (y compris les exemptions appliquées)

Feuille de calcul du calculateur

Le calculateur IFRS 16 pour entités sanitaires contient les onglets suivants :

Onglet 1 : Identification du bail


Saisissez les informations de base du contrat :
Le calculateur vous aide à évaluer si le contrat remplit les critères d'IFRS 16.3.

Onglet 2 : Paiements de location


Saisissez les montants :
Le calculateur sépare automatiquement les composantes de location des frais de service et réaffecte les paiements variables basés sur des indices.

Onglet 3 : Taux d'actualisation


Saisissez ou laissez le calculateur estimer :
Le calculateur propose une fourchette pour le Luxembourg (2,5 % à 4,5 % selon la structure de capital et la note de crédit de l'entité).

Onglet 4 : Calcul du passif


Le calculateur décompose :
Il classe automatiquement le passif en portion courant et long terme en fonction de la durée résiduelle.

Onglet 5 : Actif au titre du droit d'utilisation


Le calculateur calcule :

Onglet 6 : Amortissement et suivi


Le calculateur génère un échéancier préalable sur la durée du bail :
Cet échéancier alimente votre feuille de travail d'audit pour les tests ultérieurs.

Onglet 7 : Tests d'audit


Le calculateur aide à structurer les tests d'audit de matérialité d'IFRS 16 :

Onglet 8 : Divulgations


Le calculateur compile un modèle de divulgation IFRS 16.53–54 prêt à adapter pour votre entité sanitaire.

  • Nom du bien sous-jacent
  • Date de commencement
  • Durée du bail en mois
  • Valeur juste du bien
  • Indicateurs : Simple location / Location-financement / Option d'achat / Renouvellement optionnel
  • Loyer mensuel ou annuel (partie fixe)
  • Variables dépendant d'un indice (p. ex., indexation annuelle à l'inflation)
  • Frais de service non inclus (maintenance, assurance, impôts)
  • Prix d'exercice d'option d'achat
  • Garantie de valeur résiduelle
  • Taux d'intérêt implicite du bail (si aisément déterminable)
  • Taux de financement marginal du preneur (si le taux implicite n'est pas disponible)
  • Valeur présente des loyers fixes
  • Valeur présente du prix d'exercice d'option
  • Valeur présente de la garantie de valeur résiduelle
  • Passif de location initial
  • Passif de location (de l'onglet 4)
  • Plus : frais directs d'obtention
  • Moins : incitatifs à la location reçus
  • Actif au titre du droit d'utilisation initial
  • Solde du passif chaque période
  • Frais d'intérêt implicites
  • Réduction du passif chaque période
  • Amortissement de l'actif au titre du droit d'utilisation
  • Concordance entre les paiements comptabilisés et les factures du bailleur
  • Vérification que les frais de service sont exclus du passif de location
  • Évaluation de la raisonnabilité du taux d'actualisation
  • Tests de l'option d'achat ou de renouvellement (certitude raisonnable d'exercice)

Contexte normatif : IFRS 16 pour le secteur sanitaire

Complexités spécifiques aux entités sanitaires


Les entités sanitaires font face à des défis distincts en matière de comptabilisation des baux :
Biens spécialisés et identifiabilité
Les équipements médicaux (IRM, tomographes, respirateurs) sont souvent très spécialisés et difficiles à redéployer. Cela soulève la question : le preneur a-t-il le pouvoir de contrôle ou simplement un droit d'utilisation du bien spécifique ? IFRS 16.9(d)(ii) exige une évaluation factuelle de cette distinction. Un équipement médical hautement spécialisé, sans utilisation alternative visible pour le bailleur, peut suggérer un pouvoir de contrôle plus fort.
Contrats multicomposants avec maintenance intégrée
Les locations d'équipements médicaux incluent souvent un service de maintenance intégré fourni par le bailleur. IFRS 16.15 exige de distinguer les composantes de location (le bien) des services non liés à la location (maintenance, support). Les frais de maintenance ne doivent pas être inclus dans le calcul du passif de location. Cela crée une complexité : comment distinguer un « service intégré » d'une « composante de location distincte » ?
Exemple : Un contrat d'IRM peut stipuler « maintenance préventive et réparations incluses ». Si la maintenance est un service fourni par le bailleur et ne dépend pas de l'utilisation spécifique de l'équipement par l'entité, ce service n'est pas une composante de location. Cependant, si le « service » est une garantie d'opérabilité (« l'équipement doit fonctionner 99 % du temps »), cette garantie est une composante implicite du droit d'utilisation et peut être incluse.
Options d'achat et certitude raisonnable
Les locations médicales incluent souvent une option d'achat à prix réduit. La question est : Clinique Ardennes est-elle « raisonnablement certaine » d'exercer l'option ? IFRS 16.B37 énonce les facteurs à considérer : la valeur résiduelle économique du bien, les dispositions financières de l'entité, la nature commerciale de la relation. Pour une clinique fortement dépendante d'un équipement (par exemple, un IRM pour son flux de revenus), une option d'achat à bas prix est généralement exercée. Cela doit être documenté.
Valeurs résiduelles et équipements médicaux spécialisés
À la fin du bail, l'équipement médical peut avoir une valeur résiduelle très faible s'il est obsolète, endommagé, ou si la technologie a évolué. Les entités sanitaires fournissent souvent des garanties de valeur résiduelle au bailleur (« l'équipement aura une valeur d'au moins X »). Le montant de la garantie doit être inclus dans le passif de location à la date de commencement. Cela crée un risque d'audit : si l'entité surestime la valeur résiduelle garantie, le passif sera sous-estimé.

Exemptions d'IFRS 16 applicables au secteur sanitaire


Baux à court terme
IFRS 16.6(a) autorise une exemption pour les baux ayant une durée de 12 mois ou moins, sans option d'achat. De nombreux équipements médicaux (moniteurs, pompes infusoires, lits médicalisés) sont loués à court terme. Clinique Ardennes peut appliquer l'exemption « court terme » et comptabiliser les loyers comme charge.
Condition de documentation : le bail ne doit pas inclure d'option d'achat ou de renouvellement. Si une option existe, l'exemption ne s'applique pas.
Baux de faible valeur
IFRS 16.6(b) autorise une exemption pour les baux de faible valeur du bien sous-jacent (nouveau). La limite est généralement EUR 5 000. Les entités sanitaires ont souvent des portefeuilles de petits équipements (appareils de nettoyage, équipements de salle de repos, logiciels sous licence avec usage matériel). Ces contrats peuvent être exemptés.
Documentation requise : justifier que la valeur nouvelle du bien est inférieure à EUR 5 000 et que l'entité n'a pas structuré le portefeuille pour contourner IFRS 16.

Divulgations requises pour les entités sanitaires


IFRS 16.53–54 exige une divulgation complète des politiques de location :
Pour Clinique Ardennes, une divulgation type ressemblerait à :
« Clinique Ardennes loue des équipements médicaux spécialisés (imagerie, diagnostic) et des locaux professionnels. La durée moyenne des baux d'équipements est de 4 à 5 ans ; les locaux sont loués à moyen terme (5 à 15 ans). La clinique a le pouvoir de contrôle sur tous les biens sous-jacents. Les paiements de location comprennent une composante fixe (loyers convenus) et, dans certains cas, des variables liées à l'indice d'inflation. Les frais de maintenance sont exclus des composantes de location et comptabilisés comme services. Aucun covenant significatif n'existe. »

  • Description des biens sous-jacents : types d'équipements, bâtiments, zones loués
  • Périodes de renouvellement et options : durées probables, options d'achat, existence de covenants
  • Restrictions imposées : covenants financiers, restrictions sur l'utilisation du bien
  • Politique de les exemptions court terme et faible valeur : nombre de baux exemptés, effet estimé sur le résultat

Bonnes pratiques d'audit pour IFRS 16

Test 1 : Existence et exhaustivité des contrats


Objectif d'audit : Identifier tous les baux de l'entité et évaluer si chacun remplit les critères de reconnaissance IFRS 16.
Procédures :
Documentation à collecter : registre des baux à jour avec dates de commencement, durées, paiements, termes clés (options, covenants).

Test 2 : Classification des contrats


Objectif d'audit : Évaluer si chaque contrat est correctement classé comme bail au sens d'IFRS 16 et si les exemptions court terme / faible valeur sont appliquées à bon escient.
Procédures pour Clinique Ardennes (exemple) :
Documentation : matrice de classification des baux avec références aux clauses du contrat.

Test 3 : Calcul du passif et de l'actif


Objectif d'audit : Vérifier que le passif de location et l'actif au titre du droit d'utilisation sont calculés correctement selon IFRS 16.22–30.
Procédures (utiliser le calculateur) :
Documentation : feuille de calcul de test du passif, déclaration de calcul du taux d'actualisation.

Test 4 : Suivi ultérieur


Objectif d'audit : Vérifier que les paiements, les frais d'intérêt et l'amortissement sont comptabilisés correctement au cours de chaque exercice.
Procédures :
Documentation : échéancier de suivi du calculateur, concordance avec les comptes généraux.

Test 5 : Réévaluation des estimations critiques


Objectif d'audit : Tester les estimations clés qui affectent la reconnaissance d'IFRS 16.
Éléments à tester pour Clinique Ardennes :
Documentation : analyse des hypothèses critiques, données de marché comparables.

  • Obtenir un registre de tous les contrats de location actuellement actifs (immeubles, équipements, véhicules). Pour Clinique Ardennes, cela inclurait le registre des équipements médicaux, les contrats d'occupation immobilière, les contrats de location-bail d'équipements administratifs.
  • Examiner les demandes d'autorisation d'actifs fixes pour vérifier qu'aucun bail n'a été mal classé comme achat.
  • Interroger la direction sur les arrangements hors-bilan (par exemple, les arrangements de service avec option d'achat implicite).
  • Pour les petites entités, vérifier les rapports de trésorerie et les contrats non comptabilisés.
  • Contrat IRM : Vérifier que le contrat attribue le pouvoir de contrôle du bien à la clinique. Examiner les clauses de contrôle (utilisation, affectation des revenus, maintenance). Conclure sur le pouvoir de contrôle. ✓ Bail au sens d'IFRS 16.
  • Contrat d'occupation immobilière : Vérifier que la clinique occupe des locaux spécifiés et a le pouvoir de les utiliser. ✓ Bail au sens d'IFRS 16.
  • Contrat de petit équipement (moniteur) avec durée de 8 mois : Vérifier qu'il n'y a pas d'option d'achat ou de renouvellement. ✓ Exemption court terme applicable.
  • Recalculer la valeur présente des paiements de location (loyers fixes, option d'achat, garantie de valeur résiduelle).
  • Vérifier que les frais de service (maintenance, assurance) sont exclus.
  • Tester le taux d'actualisation choisi :
  • Si taux implicite : recalculer le taux en fonction des termes du contrat et de la valeur juste du bien.
  • Si taux de financement marginal : obtenir la preuve documentaire du taux (cote d'emprunt récente, accord de crédit, politique de taux de l'entité).
  • Vérifier les montants enregistrés aux comptes 200x (actif) et 500x/1500x (passif).
  • Sélectionner un échantillon de mois dans l'année et recalculer :
  • Frais d'intérêt implicites sur le solde du passif
  • Réduction du passif (paiement moins intérêt)
  • Amortissement de l'actif au titre du droit d'utilisation
  • Concordance des paiements enregistrés avec les factures du bailleur.
  • Vérification de la reclassification courant/long terme du passif.
  • Certitude raisonnable de l'option d'achat : Vérifier que la direction a documenté son intention d'exercer l'option. Évaluer si la raison donnée (prix réduit, utilité continue) est réaliste. ✓ L'option à EUR 95 000 pour un équipement de EUR 950 000 est fortement incitative.
  • Valeur résiduelle garantie : Évaluer si la garantie de EUR 75 000 pour un équipement de EUR 950 000 est raisonnable. Obtenir des données de marché sur les valeurs résiduelles d'équipements médicaux comparables à la fin d'une durée de 5 ans. Si le marché montre des valeurs résiduelles généralement plus basses, la garantie peut être excessive (et compromettre la substance du calcul).
  • Taux d'intérêt implicite : Vérifier que 3,8 % correspond aux tarifs de marché pour des baux médicaux au Luxembourg. Obtenir des données comparables de bailleurs ou de transactions similaires.

Considérations spéciales pour Luxembourg et Belgique francophone

Taux de financement marginal au Luxembourg


Le Luxembourg est un centre financier majeur avec des taux d'emprunt généralement plus bas que les pays voisins. Les taux typiques pour les entités sanitaires structurées en S.A.R.L. ou S.A. varient selon :
Vérifier que la rate utilisée correspond au profil de crédit de l'entité.

Réglementation des entités sanitaires


Les entités sanitaires au Luxembourg et en Belgique sont souvent soumises à des réglementations sectorielles (Loi du 31 janvier 1997 sur les installations sanitaires pour la Belgique ; régulation de la qualité et de l'accessibilité au Luxembourg via le ministère de la Santé). Ces régulations peuvent affecter le pouvoir de contrôle :
Ces restrictions doivent être évaluées dans l'analyse du pouvoir de contrôle IFRS 16.

Pratiques d'audit locale (IRE, Luxembourg)


L'Institut des Réviseurs d'Entreprises au Luxembourg (IRE) et la CSSF (Commission de Surveillance du Secteur Financier) s'attendent à une documentation complète d'IFRS 16 dans les dossiers d'audit de toutes les entités sanitaires. Les réviseurs d'entreprises doivent :
En cas d'inspection par la CSSF, un dossier d'audit IFRS 16 incomplet peut générer un constat.
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  • Hôpitaux publics ou à majorité publique : 1,5 % à 2,5 % (bénéficent de garanties ou de soutien public)
  • Cliniques privées de taille moyenne : 2,8 % à 4,2 %
  • Petits cabinets structurés en S.A.R.L. : 3,5 % à 4,8 %
  • Restrictions sur l'utilisation de locaux (p. ex., conformité avec les normes de sécurité)
  • Restrictions sur l'élimination ou la redéployabilité de l'équipement
  • Covenants implicites liés au maintien des accréditations
  • Documenter l'évaluation de chaque contrat au regard des critères IFRS 16.3–8
  • Justifier le choix du taux d'actualisation et du calcul du passif
  • Divulguer complètement les politiques de location et les montants comptabilisés