Calculatrice de dépréciation : Logistique | ciferi
Les entités de logistique exploitent des flottes de véhicules de transport et de distribution, ainsi que des réseaux d'entrepôts et de centres de...
Vue d'ensemble
Les entités de logistique exploitent des flottes de véhicules de transport et de distribution, ainsi que des réseaux d'entrepôts et de centres de distribution. Ces actifs immobilisés génèrent des tests de dépréciation complexes parce que leurs valeurs recouvérables dépendent de flux de trésorerie opérationnels volatiles et d'hypothèses de durée d'utilité qui divergent souvent entre les classes d'actifs. Un camion poids lourd utilisé dans le transport longue distance a une durée d'utilité comptable différente d'un véhicule de livraison urbaine, et leur valeur recouvrable dépend de taux d'utilisation et de rendement au kilomètre qui fluctuent.
La NEP 360 (alignée sur la norme ISA 360 révisée) exige que l'auditeur obtienne des éléments probants suffisants et appropriés sur le calcul de la valeur recouvrable et l'identification des unités génératrices de trésorerie (UGT). Pour une entreprise de logistique, cette évaluation commence par une question : qu'est-ce qui génère des flux de trésorerie indépendants ? Une flotte de 150 camions génère-t-elle une UGT unique, ou les véhicules longue distance et les véhicules de livraison urbaine constituent-ils des UGT distinctes ?
Cette calculatrice vous aide à structurer le test de dépréciation en décomposant les actifs de logistique par type et en comparant leur valeur comptable aux flux de trésorerie attendus. Elle capture les hypothèses critiques : taux d'utilisation, prix au kilomètre, durée d'utilité prévisionnelle, et taux d'actualisation.
Pourquoi la dépréciation des actifs de logistique pose problème
Les flux de trésorerie des flottes sont prévisionnels, pas historiques
Contrairement aux immobilisations implantées dans une seule location (une usine, un immeuble de bureaux), une flotte génère des flux de trésorerie qui dépendent de contrats de transport, de volumes, et de tarification. Une entreprise de logistique peut signer un contrat de distribution pluriannuel avec une marge connue, mais si le volume décline ou si un client majeur termine le contrat, la valeur recouvrable peut s'effondrer d'un trimestre à l'autre. La NEP 360 exige que les flux de trésorerie utilisés pour estimer la valeur recouvrable soient basés sur les meilleures estimations de la direction (IAS 36.14), pas sur les flux de trésorerie passés.
Les auditeurs doivent tester ces prévisions en examinant les contrats clients signés, les volumes livrés au cours des douze derniers mois, et les prix négociés. Une direction qui projette une hausse de 15 % du volume sans contrat signé ou preuves du marché doit justifier cette hypothèse.
Les taux d'actualisation pour les flottes sont sensibles
Le taux d'actualisation (ou coût du capital) dans le modèle d'actualisation des flux de trésorerie reflète le risque opérationnel et financier de l'entité. Pour une entreprise de logistique exposée à la volatilité des prix du carburant, aux fluctuations de la demande de transport, et à la concentration de clientèle, le taux est typiquement plus élevé que pour une entité avec des revenus stables. La différence entre un taux de 8 % et un taux de 10 % peut réduire la valeur recouvrable de 15 à 20 %. La NEP 360 (paragraphe 6.33 du guide d'application) exige que l'auditeur évalue si le taux reflète le profil de risque de l'UGT.
Une direction qui applique un taux de 6 % à une flotte exposée au risque de baisse des tarifs de fret doit justifier pourquoi ce taux est inférieur au coût moyen pondéré du capital de l'entité.
Durée d'utilité et valeur résiduelle pour les véhicules
Les durées d'utilité adoptées pour les véhicules de transport varient largement selon le type : 5 à 8 ans pour les véhicules légers de livraison urbaine, 8 à 12 ans pour les camions poids lourd, et 10 à 15 ans pour les remorques. La durée d'utilité adopte pour la comptabilité (amortissement linéaire) doit correspondre à la période sur laquelle l'actif génère des flux de trésorerie exploitables. Si la flotte est remplacée tous les 7 ans en moyenne, mais que la direction amortit les camions sur 10 ans, les flux de trésorerie projettent une utilisation au-delà de la durée de vie pratique de l'actif.
La valeur résiduelle est particulièrement critique pour les véhicules. Une direction qui projette 35 % de valeur résiduelle sur un camion devrait justifier cette hypothèse par référence aux prix de marché historiques pour les camions d'occasion de même marque et kilométrage.
Regroupement des flottes en unités génératrices de trésorerie
La NEP 360 (paragraphes 6.16 à 6.18) exige que vous identifiiez l'UGT comme le plus petit groupe d'actifs qui génère des entrées de trésorerie largement indépendantes. Une entreprise de logistique peut avoir trois lignes d'activité : transport interurbain (marges élevées, risque cyclique moyen), livraison urbaine à domicile (marges réduites, contrats stables), et location de véhicules à d'autres transporteurs (marges intermédiaires). Chaque ligne peut constituer une UGT distincte si les flux de trésorerie sont indépendants. Regrouper toutes les flottes en une seule UGT peut masquer une dépréciation dans l'une des trois lignes en la compensant par un flux de trésorerie positif dans une autre.
La direction a souvent un biais à regrouper les UGT pour minimiser les dépréciation comptabilisées. Vous devez tester les preuves que les flux de trésorerie sont réellement largement indépendants.
Éléments clés de la dépréciation en logistique
1. Classification des actifs par type et profil de risque
Commencez par ventiler la flotte par type :
Chaque catégorie a un profil de risque et une durée d'utilité distinct. Elles peuvent justifier des UGT distinctes si les flux de trésorerie ne sont pas largement indépendants.
2. Prévision des flux de trésorerie opérationnels
Les flux de trésorerie de logistique se composent de :
Testez chaque composant :
3. Taux d'actualisation approprié à la logistique
Le taux d'actualisation doit refléter le risque systématique et le risque de l'industrie. Pour la logistique, les facteurs de risque incluent :
Un taux d'actualisation typique pour la logistique oscille entre 8 % et 11 %, comparé à 6 % à 8 % pour une entreprise industrielle à revenus stables. Testez le taux en le comparant au coût moyen pondéré du capital (CMPC) de l'entité et à des taux publiés pour des pairs de logistique de taille comparable.
4. Durée de projection et valeur terminale
La NEP 360 (paragraphe 6.34) exige que l'auditeur évalue la période de projection utilisée par la direction. Pour la logistique :
Un calcul courant de valeur terminale : flux de trésorerie normalisé × (1 + taux de croissance) / (taux d'actualisation − taux de croissance). Si la direction projette 5 % de croissance infinie, mais qu'aucun des contrats actuels ne s'étend au-delà de 10 ans, cette hypothèse est non fondée.
- Véhicules longue distance (transport interurbain) : camions poids lourd, remorques. Valeur unitaire élevée (80 000 à 150 000 EUR). Durée d'utilité 10 à 12 ans. Flux de trésorerie sensibles au prix du carburant et aux volumes de fret.
- Véhicules de livraison urbaine : fourgons et camions légers. Valeur unitaire moyenne (25 000 à 50 000 EUR). Durée d'utilité 5 à 8 ans. Flux de trésorerie liés à des contrats de distribution pluriannuels.
- Remorques et semi-remorques : actifs statiques attachés aux tracteurs. Durée d'utilité 12 à 15 ans. Faiblement sensibles à l'utilisation du tracteur si plusieurs tracteurs remorquent la même semi-remorque.
- Équipement de manutention (chariots élévateurs, transpalettes motorisés) : durée d'utilité 8 à 10 ans. Valeur résiduelle réduite.
- Chiffre d'affaires par flotte : volume de kilomètres transportés × prix moyen au kilomètre, ou nombre de livraisons × prix par livraison. Ce chiffre dépend des contrats clients signés et des estimations pour le renouvellement de contrats expirés.
- Coûts variables : carburant (le principal), usure des pneumatiques et pièces, entretien courant. Exprimés en coût au kilomètre ou en pourcentage du chiffre d'affaires.
- Coûts fixes : loyers d'entrepôt, salaires des chauffeurs, assurances flotte, dépenses administratives. Plus ou moins constants selon le volume.
- Investissements de remplacement : renouvellement planifié des véhicules au terme de leur durée d'utilité. La direction doit projeter le moment et le montant du remplacement.
- Chiffre d'affaires : examinez les contrats de transport en cours et les volumes réels livrés au cours des 12 derniers mois. Comparez la projection de la direction pour chaque contrat à l'historique récent.
- Coûts de carburant : vérifiez les factures de carburant actuelles et comparez-les aux prévisions. La direction utilise-t-elle un prix par litre ou un pourcentage du chiffre d'affaires ?
- Dépenses d'entretien : testez un échantillon de factures d'entretien et comparez le coût annuel réel au coût prévu par kilomètre.
- Coûts fixes : examinez les baux d'entrepôt, les contrats d'assurance, les dépenses administratives pour l'année précédente et comparez-les aux projections.
- Volatilité des prix du carburant : augmente le risque des flux opérationnels. Un prix du carburant plus élevé réduit les marges à moins que les contrats ne permettent l'ajustement des prix.
- Concentration de clientèle : si 40 % du chiffre d'affaires provient de trois clients, la perte de l'un d'eux crée un choc significatif aux flux de trésorerie.
- Durée de vie des contrats : les contrats de transport à court terme (renouvellement annuel) créent plus de risque que les contrats pluriannuels.
- Intensité capitalistique : une flotte importante génère des investissements de remplacement continus. Si le prix du remplacement augmente (par exemple, inflation des prix des véhicules), la rentabilité se détériore.
- Période de projection explicite : généralement 5 à 10 ans, correspondant à la durée de vie des classes d'actifs principales.
- Valeur terminale : la valeur des flux de trésorerie au-delà de la période explicite. Pour une flotte, cela représente le flux perpétuel à taux de croissance constant après la fin des contrats actuels et le renouvellement des véhicules.
Erreurs fréquentes en tests de dépréciation de logistique
Erreur 1 : Accepter les hypothèses de flux de trésorerie sans test des contrats clients
La direction projette un volume de kilométrage de 2 500 000 km pour l'année suivante, mais les contrats signés ne couvrent que 1 800 000 km. Les 700 000 km manquants reposent sur une hypothèse de nouvelle activité. Les auditeurs doivent tester si cette hypothèse s'appuie sur des demandes de devis confirmées, des clients en négociation, ou est purement spéculative.
Erreur 2 : Ignorer l'impact de la concentration de clientèle
Une direction projette des flux de trésorerie stables, mais trois clients représentent 55 % du chiffre d'affaires. Si l'un d'eux n'a pas renouvelé son contrat, la projection de la direction omet ce risque. Testez les contrats clients expirant dans la période de projection et évaluez la probabilité de renouvellement.
Erreur 3 : Utiliser une durée de projection au-delà de la durée de vie des actifs
La direction projette les flux de trésorerie sur 15 ans, mais remplace les véhicules tous les 8 ans. Les flux projetés pour les années 9 à 15 reposent sur des véhicules de remplacement dont le coût et l'efficacité ne sont pas connus. Les projections au-delà de la durée de vie actuelle sont hautement spéculatives.
Erreur 4 : Taux d'actualisation non calibré au risque de la flotte
La direction applique un taux de 7 % identique à toutes les flottes, mais la flotte urbaine a des contrats de long terme stables, tandis que la flotte interurbaine dépend des prix du fret volatiles. Chaque flotte devrait avoir un taux reflétant son profil de risque distinct.
Erreur 5 : Valeur résiduelle non testée aux prix de marché
La direction projette 40 % de valeur résiduelle sur des camions après 10 ans, mais le marché de l'occasion pour les camions de cette marque et kilométrage montre des prix de 25 à 30 % de la valeur d'achat neuf. La direction ne documente pas l'écart.
Approche de test recommandée
Étape 1 : Compréhension des unités génératrices de trésorerie
Rencontrez la direction et examinez la structure organisationnelle de la logistique. Y a-t-il des divisions par ligne d'activité (transport interurbain, livraison urbaine, location) ? Examinez les tableaux de bord opérationnels et les rapports de gestion pour identifier comment la direction segmente la performance et les flux de trésorerie.
Identifiez les UGT proposées par la direction et évaluez si les flux sont largement indépendants. Documentez votre jugement sur le regroupement des actifs.
Étape 2 : Identification des indices de dépréciation
Examinez les données suivantes pour chaque catégorie d'actifs :
Étape 3 : Évaluation du modèle de valeur recouvrable
Obtenez le modèle d'actualisation des flux de trésorerie de la direction. Testez les éléments suivants :
Étape 4 : Sensibilité et plages de valeurs raisonnables
Le modèle d'actualisation des flux de trésorerie est sensible à des changements dans les hypothèses clés. Testez la sensibilité du résultat à des changements de ±10 % dans :
Si une réduction de 1 % du taux d'actualisation augmente la valeur recouvrable de 20 %, ou si une augmentation de 5 % du volume projeté produit un changement de 25 % de la valeur, l'évaluation est fortement sensible et justifie un jugement professionnel élevé.
Étape 5 : Comparaison à la valeur comptable nette et comptabilisation de la dépréciation
Comparez la valeur recouvrable estimée (flux actualisés) à la valeur comptable nette de l'UGT :
Assurez-vous que la direction documente l'évaluation et que les hypothèses critiques sont justifiées dans les notes annexes aux états financiers sous NEP 360.
- Comparez la valeur comptable nette des flottes à la valeur de marché (si disponible via des prix de véhicules d'occasion, des appels d'offres de renouvellement).
- Comparez le flux opérationnel réalisé sur les 12 derniers mois à celui du budget. Une réduction de plus de 10 % par rapport aux attentes peut signaler une dépréciation potentielle.
- Examinez les contrats clients renouvelés et non renouvelés. Une perte de contrat significatif est un indice de dépréciation.
- Analysez le rendement au kilomètre : revenue par km réel ÷ coût par km réel. Une tendance baissière peut signaler une réduction de la valeur recouvrable.
- Hypothèses de chiffre d'affaires : pour chaque contrat majeur, obtenez une copie, vérifiez les volumes convenus et les prix, et calculez le chiffre d'affaires annuel projeté. Pour les contrats expirant pendant la période de projection, comparez la probabilité de renouvellement à l'historique de renouvellement de la direction.
- Coûts variables : obtenez les données sur 24 mois du coût de carburant par litre, du coût d'entretien par kilomètre, et du coût des pneumatiques. Comparez ces données historiques aux hypothèses de la direction pour la période projetée.
- Investissements de remplacement : examinez le plan de remplacement de flotte sur la période de projection. Vérifiez le calendrier du remplacement par rapport à la durée d'utilité réelle et estimée. Comparez le prix de remplacement aux devis reçus pour des véhicules équivalents.
- Taux d'actualisation : obtenez la justification de la direction (calcul du CMPC, utilisation de pairs, prime de risque). Comparez le taux à des données de marché : rendements attendus pour les pairs de logistique cotés, taux d'obligations d'entreprise comparables ajustés de la prime de risque de logistique.
- Valeur terminale : testez le taux de croissance infini utilisé. Est-il inférieur à la croissance du PIB à long terme ? Est-il cohérent avec la croissance historique de l'entité ?
- Le taux d'actualisation (impacte la valeur terminale de façon significative).
- Le volume projeté de kilomètres (impacte le chiffre d'affaires).
- Le coût du carburant (impacte les marges opérationnelles).
- Si valeur recouvrable > valeur comptable nette : pas de dépréciation. Documentez votre test et le marge entre les deux (la « marge de sécurité »). Si la marge est faible (< 10 %), examinez la sensibilité plus étroitement.
- Si valeur recouvrable < valeur comptable nette : une perte de dépréciation est comptabilisée égale à la différence. Testez le calcul et vérifiez que la perte ne dépasse pas la valeur comptable nette de l'UGT.
Pièges à éviter
Durée de projection excessive : les flux au-delà de 10 ans pour une flotte de transport sont hautement spéculatifs. Recherchez une justification claire.
Taux d'actualisation unique pour tous les actifs : les flottes ont des profils de risque différents. Appliquez des taux distincts par UGT ou par risque.
Absence de test des contrats clients : ne pas vérifier les contrats de fret significa qu'une direction qui projette une croissance non contractée peut comptabiliser une valeur inflée.
Valeur résiduelle non étayée : exigez des données de marché pour les véhicules d'occasion comparables. Les projections sans appui sont un signal d'alerte.
Concentration de clientèle ignorée : testez l'impact de la perte d'un client majeur sur la valeur recouvrable. Si la direction ne l'a pas évalué, c'est un point d'audit.
Exemple pratique
Scénario
Logistique Toulousaine S.A.R.L., basée à Toulouse, exploite une flotte de 120 camions et 85 remorques. L'entité génère 8 500 000 EUR de chiffre d'affaires annuel en transport interurbain (70 % du chiffre d'affaires) et en livraison urbaine (30 % du chiffre d'affaires). La valeur comptable nette de la flotte au 31 décembre 2025 est 3 200 000 EUR (amortissement cumulé sur 8 ans de durée d'utilité moyenne).
Au cours des 12 derniers mois, le chiffre d'affaires réalisé a été 8 100 000 EUR (inférieur aux projections de 8 500 000 EUR). Deux clients majeurs représentant 25 % du chiffre d'affaires n'ont pas renouvelé leurs contrats de transport. La direction projette une reprise au cours de l'année suivante avec l'acquisition de nouveaux clients.
La direction prépare un modèle d'actualisation des flux de trésorerie pour tester la valeur recouvrable. Les hypothèses principales sont :
Test de l'auditeur
Étape 1 : Évaluation des indices de dépréciation
La direction note une réduction de chiffre d'affaires de 4,7 % d'une année sur l'autre (8 100 000 contre 8 500 000 projetés), et la perte de deux contrats représentant 25 % du chiffre d'affaires. C'est un indice de dépréciation potentielle selon NEP 360. L'auditeur doit évaluer si la valeur comptable nette de 3 200 000 EUR est recouvrée par des flux opérationnels futurs.
Étape 2 : Test des hypothèses de chiffre d'affaires
L'auditeur examine les contrats de transport. Les contrats signés pour l'année 1 couvrent 6 100 000 EUR de chiffre d'affaires (74 % de la projection de 8 200 000 EUR). Les 2 100 000 EUR restants reposent sur l'hypothèse que l'entité acquiert de nouveaux clients au cours des trois prochains mois. L'auditeur demande les devis et les propositions pour les nouveaux clients. La direction produit trois demandes de devis en cours de négociation, pouvant générer 1 500 000 EUR si toutes trois sont remportées. Les 600 000 EUR restants reposent sur une croissance organique supposée.
L'auditeur estime cette hypothèse comme modérément risquée. Les contrats signés supportent une croissance nulle d'une année à l'autre, pas une hausse de 1,2 %. L'auditeur recommande à la direction d'utiliser un chiffre d'affaires d'année 1 de 7 600 000 EUR (6 100 000 EUR certains + 1 500 000 EUR si les trois nouveaux clients sont gagnés) ou de réduire la croissance projetée pour les années 2 à 8 pour refléter le risque que la direction ne remporte pas les nouveaux contrats.
La direction choisit de réduire le chiffre d'affaires projeté à 7 800 000 EUR l'année 1, puis croissance de 2 % (au lieu de 3 %) pour refléter l'incertitude.
Documentation de l'auditeur : « Examen des contrats de fret signés ; vérification des trois demandes de devis en cours ; ajustement de l'hypothèse de chiffre d'affaires année 1 à 7 800 000 EUR et taux de croissance réduit à 2 % pour refléter le risque de non-renouvellement des contrats perdus. »
Étape 3 : Test des coûts variables et investissements
L'auditeur examine les factures de carburant, d'entretien et d'assurance des 24 derniers mois. Le coût de carburant moyen est 0,32 EUR par litre ; le coût d'entretien est 0,08 EUR par kilomètre ; l'assurance est 45 000 EUR par an. En combinaison, les coûts variables sont approximativement 61 % du chiffre d'affaires pour l'activité interurbaine et 64 % pour l'activité urbaine (marges plus réduites). L'auditeur accepte l'hypothèse de 62 % en moyenne.
Pour les investissements de remplacement, l'auditeur demande des devis pour le renouvellement de camions. Un devis récent pour 20 camions Volvo ou Mercedes de 10 tonnes est 650 000 EUR (32 500 EUR par unité). L'hypothèse de 600 000 EUR l'année 3 est légèrement faible ; l'auditeur recommande d'augmenter à 650 000 EUR.
Documentation : « Examen des factures de carburant, d'entretien et d'assurance pour 24 mois ; vérification des coûts variables de 61-64 % du chiffre d'affaires par activité. Ajustement de l'investissement année 3 à 650 000 EUR basé sur devis de renouvellement actuel. »
Étape 4 : Évaluation du taux d'actualisation
La direction applique un taux de 9 % basé sur le CMPC de l'entité. L'auditeur teste ce taux en le comparant à :
Le taux de 9 % est cohérent avec les pairs. L'auditeur accepte ce taux.
Documentation : « Examen du calcul du CMPC de la direction. Comparaison à des rendements attendus publiés pour les pairs de logistique (Geodis, Gefco). Le taux de 9 % est dans la plage des attentes pour une entité de taille comparable avec un profil de risque similaire. »
Étape 5 : Calcul de la valeur recouvrable
Avec les hypothèses ajustées, la direction recalcule les flux de trésorerie projettés :
L'auditeur recalcule les flux et applique le taux d'actualisation de 9 %. La valeur recouvrable estimée est 4 100 000 EUR (avant arrondissage et sensibilité).
Comparaison : Valeur recouvrable 4 100 000 EUR > Valeur comptable nette 3 200 000 EUR. Pas de dépréciation comptabilisée.
Étape 6 : Sensibilité
L'auditeur teste la sensibilité de la valeur recouvrable à :
La marge entre la valeur recouvrable et la valeur comptable est 900 000 EUR dans le cas de base (28 % de marge). Une réduction du chiffre d'affaires de 10 % réduit la marge à 550 000 EUR (17 %). L'auditeur juge cette marge comme adéquate, mais recommande que la direction documente les hypothèses dans les notes annexes.
Documentation finale : « Calcul de la valeur recouvrable basé sur les flux de trésorerie actualisés. Hypothèses principales : chiffre d'affaires année 1 = 7 800 000 EUR (ajusté pour tenir compte du risque de non-renouvellement des contrats), coûts variables 62 %, coûts fixes 1 100 000 EUR par an, taux d'actualisation 9 %, taux de croissance terminal 2 %. Valeur recouvrable = 4 100 000 EUR. Pas de dépréciation comptabilisée (valeur comptable nette = 3 200 000 EUR, marge de 28 %). Analyse de sensibilité documentée. »
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- Période de projection : 8 ans (durée d'utilité moyenne de la flotte).
- Chiffre d'affaires projeté année 1 : 8 200 000 EUR (hausse de 1 % par rapport à l'année 0), puis croissance de 3 % par an.
- Coût variable : 62 % du chiffre d'affaires (carburant, entretien, assurance des véhicules).
- Coûts fixes : 1 100 000 EUR par an (loyer d'entrepôt, salaires, dépenses administratives).
- Investissements de remplacement : 600 000 EUR l'année 3 (renouvellement partiel de 20 camions), 500 000 EUR l'année 6.
- Taux d'actualisation : 9 % (coût moyen pondéré du capital de l'entité).
- Taux de croissance terminal : 2 % (inflation à long terme).
- Les rendements publiés pour les sociétés de logistique cotées en bourse (Geodis, Gefco, autres peers français/européens) : moyenne 8,5 % à 10,5 %.
- Le taux de rendement des obligations de l'entité (si disponible) : Logistique Toulousaine ne cote pas ; l'auditeur utilise la comparaison aux pairs.
- Année 1 : Chiffre d'affaires 7 800 000 EUR, Coûts variables 4 836 000 EUR (62 %), Coûts fixes 1 100 000 EUR, Flux avant investissements = 1 864 000 EUR. Investissement année 1 = 0. Flux net = 1 864 000 EUR.
- Années 2–6 : croissance du chiffre d'affaires 2 % par an. Année 3 inclut investissement de 650 000 EUR.
- Année 7–8 : croissance 2 % par an.
- Valeur terminale (année 9 et suivantes) : flux normalisé année 8 × (1 + 2 %) / (9 % − 2 %) = flux × 1,02 / 0,07.
- Réduction du taux d'actualisation à 8 % : valeur recouvrable augmente à 4 550 000 EUR.
- Augmentation du taux d'actualisation à 10 % : valeur recouvrable réduit à 3 700 000 EUR.
- Réduction du chiffre d'affaires année 1 de 10 % (à 7 020 000 EUR) : valeur recouvrable réduit à 3 750 000 EUR.
Éléments critiques à documenter
Votre papier de travail de dépréciation doit inclure :
Votre dossier doit refléter que vous avez étudié les données opérationnelles réelles (contrats, factures, prix de marché) et que vous avez mis à l'épreuve les hypothèses de la direction plutôt que de les accepter au pied de la lettre.
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- Identification de l'UGT : description des actifs, justification du regroupement.
- Test des hypothèses de flux : contrats signés, historique de renouvellement, nouvelles opportunités documentées.
- Test des coûts variables : échantillon de factures de carburant/entretien, comparaison à l'historique.
- Test du taux d'actualisation : calcul du CMPC, comparaison à des pairs.
- Calcul de la valeur recouvrable : flux de trésorerie projetés et taux d'actualisation appliqué.
- Analyse de sensibilité : impact de changements clés dans les hypothèses.
- Conclusion : dépréciation comptabilisée ou non, avec justification.
Normes applicables
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- NEP 360 : Évaluation de la juste valeur et test de dépréciation des actifs
- IAS 36 : Dépréciation d'actifs (norme IFRS sous-jacente)
- IAS 1 : Présentation des états financiers (divulgation des informations relatives à la dépréciation)